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ENQUÊTE. Élection du président des Républicains : mais où va la droite ? - Ouest-France

ENQUÊTE. Élection du président des Républicains : mais où va la droite ? - Ouest-France

ENQUÊTE. Élection du président des Républicains : mais où va la droite ? - Ouest-France
Nov 21, 2022 2 mins, 55 secs

Secoué par des échecs successifs, le parti Les Républicains désignera début décembre son nouveau président et le débat entre les candidats a lieu ce lundi?

Lire aussi : Les Républicains : voici les trois candidats à la présidence du parti.

Alors que Les Républicains doivent désigner le 4 décembre leur nouveau président, la formation refondée en 2015 par Nicolas Sarkozy semble encore sonnée par la dernière année électorale.

Le parti est grandement menacé de disparition », résume Pierre-Henri Dumont, député de la 7e circonscription du Pas-de-Calais.

« À la base, on était un parti de gouvernement, sauf qu’on n’a plus gouverné depuis dix ans », souffle un autre député Les Républicains.

« Notre groupe a diminué mais il reste conséquent et surtout nous sommes un groupe pivot », nuance Annie Genevard, présidente par intérim du parti depuis la mise en retrait de Christian Jacob cet été.

Après l’échec de Valérie Pécresse, puis la mise en retrait de Christian Jacob, qui occupait le poste de président du parti depuis 2019, Les Républicains se cherchent un nouveau leader.

Le premier, Éric Ciotti, 57 ans, est député de la 1re circonscription des Alpes-Maritimes.

Guilhem Carayon, président des Jeunes Républicains, est l’un de ses soutiens.

« Éric Ciotti incarne une polarisation du parti que rejettent certains cadres », analyse Olivier Rouquan, politologue au Cersa (Centre d’étude et de recherches de sciences administratives et politiques).

Une situation qui a poussé Bruno Retailleau, 61 ans et chef du groupe LR au Sénat, à se présenter.

« Éric Ciotti essaye de bâtir un charisme autour de ses provocations alors que Bruno Retailleau est plus légitimiste et son héritage vient plutôt de la droite catholique réactionnaire », poursuit Olivier Rouquan.

Depuis qu’il a officialisé sa candidature, Bruno Retailleau a amassé de nombreux soutiens de poids comme le président du Sénat Gérard Larcher, le député européen François-Xavier Bellamy ou encore l’ancien Premier ministre François Fillon.

« Bruno Retailleau est le seul capable de rassembler et d’unir notre famille politique », estime le sénateur Stéphane Le Rudulier.

Député de la 1re circonscription du Lot, il dit vouloir rebâtir une « droite populaire » et regrette le discours radical d’une partie de LR.

« Nous avons un problème d’incarnation et de ligne politique », abonde un autre député.

Un discours qui rencontre un certain écho parmi les élus de LR comme Philippe Juvin, qui soutient pourtant Bruno Retailleau.

Nous devons parler d’éducation, de santé », explique le député de la 3e circonscription des Hauts-de-Seine.

Aurélien Pradié et Bruno Retailleau promettent d’ailleurs de « tout changer », à commencer par le nom?

Face à cette situation, Bruno Retailleau propose de « rendre la parole aux adhérents », notamment à travers des conventions thématiques.

De son côté, Éric Ciotti veut faire du parti « un grand laboratoire d’idées nouvelles ».

« Nous n’avons jamais connu un grand succès à ces élections qui polarisent beaucoup », désamorce déjà Fabien Di Filippo, député de la 4e circonscription de Moselle.

En 2019, le mauvais score de la liste menée par François-Xavier Bellamy (8,48 %) avait même poussé Laurent Wauquiez à démissionner de son poste de président du parti.

Traumatisé par la désignation tardive de Valérie Pécresse pour la dernière présidentielle, Éric Ciotti a déclaré vouloir faire de Laurent Wauquiez le prochain candidat pour le scrutin de 2027.

Une proposition qui plaît à certains malgré la mise en retrait de la vie politique nationale depuis 2019 du président de la région Auvergne-Rhône-Alpes.

Car Laurent Wauquiez, s’il a exprimé son soutien à Éric Ciotti, s’exprime peu et n’a pas publiquement confirmé ses envies pour 2027.

La présidente par intérim du parti s’interroge également sur l’opportunité de se déclarer aussi tôt.

Tout tourne autour de lui, son parti n’a jamais réussi à s’implanter au niveau local », estime un député.

Certains leaders, comme Éric Ciotti, défendent des options idéologiques assez proches », constate le politologue Olivier Rouquan.

Un article du Canard enchaîné publié le 16 novembre révélait que l’ex épouse du député LR Éric Ciotti, a cumulé plusieurs emplois à l’Assemblée, à Nice et au département

Le député, candidat à la présidence de son parti, s’est dit « bassement attaqué »

Alors que l’élection pour la présidence de LR se déroulera en décembre, les principaux candidats sont présents aux journées parlementaires du parti qui se tiennent à Biarritz, à compter de ce jeudi 15 septembre

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